Le mot de la présidente

« L’enfant d’aujourd’hui est l’adulte, le sénior de demain.

        Nous, les aidants familiaux courrons SANS REPIT, jusqu’à épuisement, dans un tumulte incessant et quotidien recouvrant nos propres appels au secours. Contraints à vivre dans l’ombre de nos vies, en état de survie permanente, nous courrons après une valeur fiable et précieuse : LE TEMPS.

Absent à soi, Absent à l’autre, Absent à son environnement.

        Le prolongement de la vie, l’absence de structures adaptées, la diminution du nombre de places en institution, l’hospitalisation à domicile, la méconnaissance et le manque de formation, la précarité sont autant de facteurs qui accentuent la nécessité du maintien à domicile.

        Dans nos maisons, dans ces lieux si familiers, s’appuyant sur les liens affectifs, l’amour illimité, la culpabilité de l’abandon de son proche, une nouvelle génération œuvre bénévolement, intensément aux bons soins du plus fragilisé par la maladie et/ou le handicap : c’est L’AIDANT familial ou plutôt l’AIMANT.

        24h/24h et 7jrs/7jrs, 46 % conjointement à une activité professionnelle à temps complet, il porte la lourde responsabilité de panser les blessures du corps, les ecchymoses de l’âme, du domestique et de l’environnement de son proche AIDE /AIME.

Aidant de notre enfant pour l’acquisition de son autonomie.

Aidant de notre parent pour le maintien de son autonomie.

Aidant parfois, de l’un et l’autre simultanément et que l’on nomme génération « sandwich ».

Aidant de notre conjoint malade, dépendant, handicapé, vieillissant.

        Comment retrouver sa juste place dans la famille, quand les rôles sont inversés ?

        Comment retrouver sa propre temporalité, sa verticalité, son identité dans le don, l’abandon de soi pour l’autre ?

        L’aidant familial a l’exigence d’une relation de confiance pour s’autoriser un temps de répit. Comment relayer celui qui, à juste titre, est devenu l’expert dans les soins, dans l’accompagnement quotidien de son aidé ?

        Nous situons le répit entre les actes médicaux, les actes dits : essentiels du quotidien (toilette, alimentation, etc,…) dont la qualité professionnelle est fondamentale. Cependant, dans cet essentiel, n’aurions nous pas négligé notre sensoriel, ces organes qui nous permettent de donner du sens à ce que nous faisons ? Pour ActivRépit inclure le TEMPS D’UNE INTENSE PRESENCE est primordiale.

Présent à soi, présent à l’autre, présent à son environnement

        Notre engagement à contribuer au répit des aidants, des aidés, de la famille doit tenir compte de la complexité de leur quotidien. Une offre pluridisciplinaire, fluide, qualitative, sécurisante, englobant la volonté de simplicité des familles dans les solutions apportées et permettant à chaque membre de retrouver sa place.

        Quelque soit la forme du répit : village répit, séjour répit, accompagnement à domicile, café rencontre, son efficacité sera fonction de notre capacité d’adaptation aux aidants, aidés, à leur famille, de nos aptitudes à la « Bientraitance ». Dans le respect de leur unicité et temporalité. Au travers de notre regard tendre, de notre touché délicat, de notre écoute, notre respect du silence et notre souhait majeur de les maintenir dans ce qui nous distingue en tant qu’humain : DEBOUT

        Pour ActivRépit : prendre soin des parents, c’est protéger l’enfant,

prendre soin de l’aidant c’est protéger l’aidé. »

    La Présidente

Marie-Paule GRELIER

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *